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Sens uniques, diplôme de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles, juin 2004.

 

« La vie est une ombre qui marche, un pauvre acteur qui se pavane et se trémousse une heure en scène, puis qu’on cesse d’entendre ».
Macbeth, William Shakespeare.

 Espaces vides et personnages

      Présentée au diplôme de l'ENSP d'Arles, la série intitulée « Sens uniques » alterne espaces vides et personnages mis en scène comme autant de fragments d’une histoire imaginaire se déroulant dans un univers théâtralisé. Elle propose une immersion dans un espace mental. Le format de tirage choisi est celui d’une lucarne, pour inviter les spectateurs à y entrer. Les personnages semblent prisonniers d’un univers clos dont ils ne peuvent s’échapper, un espace mental où résonne l’énigme de la condition humaine.

    Les images mettent en scène des figures surexposées ou des silhouettes, entre apparition et disparition, menacées par l’incertitude de l’ombre, dont on ne sait si elle est leur origine, leur fin, ou leur prolongement. La lumière, personnage à part entière, théâtralise l’espace et chemine d’une image à l’autre. Le rapport du corps, de l’espace et de la lumière, conçu comme un collage, ne décrit pas une narration accomplie. Il installe plutôt une narrativité, qui ouvre vers plusieurs significations possibles.

 

Le labyrinthe de la quête du sens

     Dans le labyrinthe de la quête du sens, voies sans issue et choix multiples se succèdent, maintenant le corps des personnages dans la gravité, ou impulsant leur vacillement. Seul le  personnage de la dernière image de la série regarde vers l’objectif, vers l’espace du spectateur dont il se sait regardé. Il désigne par là aussi le point de vue du créateur qui le met en scène, point de fuite de l’histoire, et affirme par là que tout ceci est fiction.

 

Technique

Série de 12 tirages argentiques format 78 x 96 cm, contrecollés sur aluminium.